[05:22]La rivière comme métaphore — elle a rendu invisibles des traces physiques, comme l'histoire a rendu invisibles les Autochtones
[05:38]Skawanotti comme réponse — rendre audible ce qui a été rendu invisible
[05:42]Posture artistique centrale — "tu ne veux pas me voir, mais tu vas m'entendre"
[06:06] La marche comme médium artistique *(raised by: Animateur à 05:49)*
[06:06]Liberté du rythme — pas d'obligation de faire le parcours au complet
[06:09]Entrée par code QR — accessible à pied, à vélo, en courant
[06:20]Inversion du rapport artiste/public — le public dicte son rythme, contrairement au spectacle de scène
[06:36]Parcours de 12 postes — participation partielle aussi valide
[06:43]Intimité de la voix dans l'oreille — magnifique selon Jocelyn
[07:02]Retour à la tradition millénaire du conte oral — "ça ramène à l'entre du monde"
[07:10]Pertinence dans une époque qui va vite — désir d'intimité narrative
[07:25]Parc Maurice Richard — occasion de présenter des héros autochtones en contrepoint
[07:37]Héros autochtones oubliés — Condiaronc, Teganisorens, Tesouat, Tecumseh (guerre de 1812)
[08:11]Écoute optionnelle — la personne arrête quand elle veut, "pas plus compliqué que ça"
[08:35] Pourquoi l'histoire autochtone est inconnue à Montréal *(raised by: Animateur à 08:20)*
[08:44]Rapport Durham — Québec déclaré "peuple sans histoire", choc pour les Canadiens français au XIXe siècle
[09:00]Invention d'une histoire nationale canadienne-française — rupture avec les Autochtones imposée par les Britanniques
[09:13]Objectif colonial — faire taire les voix autochtones pour s'emparer du territoire
[09:18]Loi sur les Indiens — traités signés, puis Autochtones confinés pendant que les terres étaient appropriées
[09:39]Invisibilisation particulièrement marquée dans l'Est — histoire plus ancienne, peuples affaiblis par des guerres
[09:51]Comparaison avec la Colombie-Britannique — rapport autochtone radicalement différent, histoire plus récente
[10:02]Montréal identifiée comme la pire grande ville canadienne pour la présence autochtone
[10:15]Histoire de 9 000 ans sur l'île — "on n'en parle pas"
[10:18]Absence de parc à l'honneur de la Grande Paix de Montréal
[10:31]Nouveaux parcs et lieux toujours nommés sans références autochtones — malgré une politique municipale de reconnaissance
[10:57]Contraste avec Toronto et Vancouver — présence autochtone clairement visible
[11:04]"En Montréal, on fait du déni. On fait encore du déni."
[11:18] Les sentiers comme mémoire vivante *(raised by: Animateur à 11:09)*
[11:18]Le sentier actuel peut être un ancien sentier de portage — marchés en ce moment même
[11:31]Boulevard Gouin — sentier autochtone documenté
[11:35]Sentier des Sauvages renommé Sentier des Messagers — sentier historique toujours en usage, nom changé par convenance
[11:55]Fort-Lorette fin XVIIe siècle — dernier village autochtone de l'île de Montréal
[12:12]Mode de défriche autochtone — coupes circulaires, pas à la française
[12:17]Cultures des trois sœurs — courge, fève, maïs; petits fruits, melons
[12:30]Commerce à Montréal — vente du sucre d'érable à Ville-Marie en suivant ces sentiers
[12:40]Sentier entre le cimetière et le Collège Saint-Louis — nommé Sentier des Sauvages, menant au Vieux-Montréal
[12:58]Sentiers jamais disparus — renommés mais toujours utilisés aujourd'hui
[13:13]Transformation progressive et universelle — sentier → chemin → route → autoroute
[14:04]Philosophie de la marche — on marche toujours dans les pas de quelqu'un d'autre
[14:27]Le sillon comme trace — un sentier existe parce qu'il a été marché "tellement, tellement"
[14:45]Forêts entretenues par les Autochtones pour la chasse — espacement volontaire des arbres
[15:04]Observation in situ — arbres espacés à côté de l'école Sophie Barra comme possible trace de gestion territoriale
[15:46]Ruisseaux comme axes de navigation — tous ensevelis ou desséchés à Montréal
[15:59]Ruisseau Rimbaud — l'un des plus vieux encore visibles, depuis le Mont-Royal jusqu'au parc Rimbaud
[16:21]Rue Joliette / Hochelaga — ruisseau enseveli là où experts situent le débarquement de Jacques Cartier
[16:47]Logique de navigation par les cours d'eau — "tu suis le courant, toujours"
[17:10] Les Rabascas et les îles disparues *(raised by: Jocelyn)*
[17:10]Description des Rabascas — grandes embarcations pouvant transporter jusqu'à 5 000 livres
[17:30]Utilité pour les voyages entre villages
[17:32]Île ensevelie en face de Pointe-Laval — disparue avec la montée des eaux
[18:07] Ce que Jocelyn ressent en marchant sur ce sentier *(raised by: Animateur à 17:54)*
[18:07]Colère et tristesse face à l'oubli — mais "ce n'est pas la faute des gens"
[18:25]Sentiment de mission — raconter pour que plus de monde sache, sans vouloir changer le monde
[18:36]Inspiration — voir le territoire à travers plusieurs époques simultanément
[18:43]L'histoire de "L'Étoile du jour" — jeune femme courant à travers l'île pour rejoindre son amoureux mourant, liens tissés avec des lieux réels
[19:13]Ruisseau et vieilles cartes — la fiction ancrée dans des faits historiques vérifiables
[19:22]Réflexion sur l'avenir dans 100 ans — eau, inondations, changements climatiques
[19:36]Changement climatique en perspective historique — le territoire a toujours évolué
[19:50]Ce qui est nouveau : la responsabilité humaine et la vitesse d'accélération
[20:06]Relativisation — "de tout temps, la Terre a changé. Puis l'humain, c'est toujours adapté."
[20:14]Les Autochtones comme modèle de résilience — "ils ne sont pas disparus. Ils se sont adaptés."
[20:24]Métaphore conclusive — "On est un petit peu comme des sentiers"
[21:24] La réconciliation par la connaissance *(raised by: Jocelyn)*
[21:24]Symbolisme de la marche — "aller vers quelque part", puis "aller vers l'autre"
[21:36]Le sentier comme métaphore de la réconciliation — l'autre étant l'Autochtone ou son histoire non enseignée
[21:46]Reconnaître et connaître l'autre comme "un grand pas vers la réconciliation"
[21:55]Connaître l'autre réduit le racisme — "à partir du moment où tu connais l'autre, t'es beaucoup moins raciste"
[22:07]Les pensionnats comme déclencheur d'empathie — impact émotionnel profond sur les non-Autochtones
[22:28]"Oh my God, moi si on m'avait arraché mes enfants, moi je me serais mis à boire" — compréhension de la toxicomanie par l'empathie historique
[22:44]Comprendre l'autre → ne plus juger → chercher des solutions
[22:57]Vision d'un Québec où le "nous" peut vraiment exister
[23:02]Le "nous" inclusif — "ce n'est pas nous et eux, c'est nous"
[23:11]Utopisme assumé — "à mon âge, j'ai compris que ça touche certaines personnes, pis que d'autres ça touche pas. C'est correct."